Le coût croissant du luxe: pourquoi les prix augmentent-ils?

Le coût des voitures neuves en forte hausse selon une étude de Roole

Une récente étude menée par le cabinet spécialisé Roole révèle une augmentation significative du prix des voitures neuves sur le marché. En effet, entre 2018 et 2024, le tarif moyen est passé de 26 000 euros à 36 700 euros, soit une hausse de 40% en seulement six ans, ce qui inquiète de nombreux automobilistes.

Des tarifs de plus en plus exorbitants

La montée en gamme des modèles, l’électrification progressive du marché, ainsi que l’inflation et l’augmentation des coûts de production sont autant de facteurs expliquant cette flambée des prix, selon les conclusions de l’étude Roole. Les constructeurs automobiles se concentrent davantage sur les segments les plus rentables, tels que les SUV et les véhicules électriques, délaissant ainsi les modèles d’entrée de gamme plus abordables.

Par ailleurs, la crise sanitaire a également eu un impact sur le marché en entraînant des difficultés d’approvisionnement en composants électroniques. Les marques ont alors privilégié les versions haut de gamme, laissant ainsi de côté les voitures neuves les plus accessibles, qui permettaient auparavant d’acquérir un véhicule neuf à moins de 20 000 euros.

Les différents facteurs en jeu

L’électrification du parc automobile demeure le principal moteur de cette inflation des prix. La transition vers les véhicules électriques et hybrides rechargeables implique l’intégration de nouvelles technologies coûteuses telles que les batteries, les systèmes de récupération d’énergie ou encore les aides à la conduite. Ainsi, un véhicule électrique est actuellement 30 à 40 % plus cher qu’un modèle thermique équivalent, selon l’étude Roole.

Parallèlement, la tendance à la montée en gamme généralisée se confirme, avec des voitures plus grandes, plus puissantes et mieux équipées qu’auparavant. L’ajout d’équipements technologiques tels que des écrans numériques, des capteurs ou des systèmes ADAS a entraîné une augmentation des coûts de production. De plus, la demande croissante pour des SUV a propulsé le prix moyen d’un modèle neuf au-dessus des 40 000 euros, selon Roole, reléguant ainsi les petites citadines, autrefois abordables, au second plan.

Cette inflation a également un impact sur le profil des acheteurs, avec un vieillissement notable. Désormais, l’âge moyen d’un acquéreur de voiture neuve est de 55 ans, contre 44 ans à la fin des années 1990. Les jeunes actifs, confrontés à des difficultés financières, se tournent davantage vers le marché de l’occasion ou des véhicules récents issus de leasing, laissant de côté le neuf devenu inabordable pour beaucoup.

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