Les voitures hybrides risquent de devenir un mauvais choix après 2035: découvrez pourquoi

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La fin des voitures thermiques en Europe : quel avenir pour les hybrides rechargeables ?

La Commission européenne envisage de mettre fin à la vente de voitures thermiques neuves d’ici 2035, dans le cadre de l’interdiction des moteurs thermiques. Cette décision vise à accélérer la transition énergétique en Europe, suscitant des débats parmi les constructeurs automobiles. Ces derniers militent pour la prolongation de la commercialisation des hybrides rechargeables (PHEV). Une étude récente de l’Institut mobilités en transition (IMT) de Sciences Po, réalisée en collaboration avec l’ONG berlinoise ICCT et le cabinet C-Ways, remet en question la pertinence de cette prolongation.

Analyse des coûts des hybrides rechargeables

Selon l’étude, conserver ces hybrides représente un coût plus élevé pour les ménages européens et aggrave l’empreinte carbone du continent. En effet, un véhicule hybride revient en moyenne à 7 % de plus en termes d’utilisation par rapport à un modèle entièrement électrique. Cet écart peut même atteindre 18 % pour les foyers à revenus modestes, comme le rapporte Le Monde. La combinaison de deux moteurs à entretenir, ainsi que des batteries de plus petite taille se rechargeant plus fréquemment (accélérant ainsi leur dégradation), entraîne un poids supplémentaire et une consommation d’énergie plus élevée.

En ce qui concerne les émissions, les hybrides rechargeables rejettent en moyenne 73 % de CO₂ de plus que les voitures électriques tout au long de leur vie. Même en utilisant des biocarburants, les véhicules électriques restent plus performants en émettant 23 % de CO₂ de moins.

Impacts économiques et propositions alternatives

D’un point de vue économique, un SUV hybride du segment B génère en moyenne un déficit commercial de 3 566 € lié aux importations de pétrole. En comparaison, l’importation de batteries pour voitures électriques coûte environ 1 463 € de moins. De plus, les constructeurs chinois dominent déjà le marché des hybrides rechargeables, ce qui complique la situation pour les industriels européens.

Face à ce constat, différentes propositions sont avancées. Par exemple, l’Allemagne propose de limiter les performances des hybrides pour favoriser l’utilisation du mode électrique. Cependant, l’IMT considère que cette proposition vise à préserver la rentabilité des infrastructures thermiques existantes.

Vers une transition écologique accélérée

Les chercheurs recommandent de maintenir le cap en mettant fin à la vente des hybrides après 2035. Ils encouragent à investir pleinement dans le développement de véhicules entièrement électriques et dans l’infrastructure de recharge associée. Selon eux, adopter une approche de « neutralité technologique » risquerait de retarder la transition écologique et d’accentuer les inégalités entre les conducteurs.

Les caractéristiques techniques des PHEV révèlent également leurs limites : ces véhicules combinent un moteur thermique et un moteur électrique, offrant une autonomie en mode tout électrique comprise entre 40 et 100 km. De plus, leur coût total de possession est plus élevé que celui des modèles entièrement électriques.

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